Que doit contenir le site d’un restaurant

Les informations indispensables sur le site d'un restaurant, celles qu'on oublie toujours, et celles qui n'apportent rien. La liste à cocher sur le vôtre.

Camille Boinaud · webmaster WordPress Mise à jour le 31 août 2026
7–11 minutes
de lecture

Vous avez décidé de faire un site pour votre restaurant, ou vous en avez déjà un et vous vous demandez s'il est complet. Dans les deux cas, la question qui revient toujours, c'est de savoir ce qu'on met dedans.

La réponse tient à moins de choses qu'on ne le croit. Un client qui cherche un restaurant ne lit pas votre site, il le survole. Il cherche quatre ou cinq informations précises, et s'il ne les trouve pas en quelques secondes, il va voir ailleurs.

Voici donc ce qui doit y figurer, ce qu'on oublie systématiquement, et ce qui encombre sans rien apporter. Vous pouvez lire cet article comme une liste à cocher sur votre site actuel.

Ce qu'il faut retenir en 30 secondes

Quatre informations doivent être visibles sans faire défiler : les horaires, l'adresse, le téléphone et la carte. Le reste sert à rassurer, pas à informer. Ce qui ne sert à rien : le diaporama d'accueil, la musique automatique, le menu en fichier joint et la page actualités abandonnée. Et tout doit se vérifier sur un téléphone, parce que c'est là que vos clients vous regardent.

1. Les quatre informations que tout le monde cherche

Les horaires, l'adresse, le téléphone et la carte. C'est tout. Ces quatre éléments représentent l'essentiel de ce que cherche un visiteur, et ils doivent apparaître sans qu'il ait à faire défiler la page.

Les horaires d'abord, parce que c'est la première question. Affichez-les jour par jour, avec les services séparés quand vous fermez l'après-midi. Et pensez aux fermetures exceptionnelles : un client qui se déplace pour rien ne revient pas.

L'adresse ensuite, avec un plan cliquable qui ouvre l'itinéraire. Pas une image de carte, un vrai lien. Votre visiteur est souvent en voiture au moment où il regarde.

Le téléphone enfin, cliquable lui aussi. Sur un téléphone, un numéro qu'il faut recopier à la main fait perdre une bonne partie des appels. Un simple lien, et l'appel part en un geste.

2. La carte, la page la plus consultée

C'est la page que vos visiteurs ouvrent juste après les horaires. Elle mérite donc mieux qu'un fichier joint.

Écrivez-la en texte, directement dans la page. Elle sera lisible sur téléphone sans zoomer, Google pourra en lire le contenu, et vous pourrez la modifier vous-même en trois minutes.

Affichez les prix. Un restaurant qui cache ses prix inquiète, et le visiteur suppose toujours plus cher que la réalité.

Le sujet est assez vaste pour que je lui aie consacré un article entier. Vous y trouverez le détail de la mise en forme, la question des cartes qui changent souvent, et ce qu'il faut faire des menus du midi.

3. Ce qui rassure avant de venir

Une fois les informations pratiques trouvées, votre visiteur se demande à quoi ça ressemble. C'est là que se décide la réservation.

Des photos de votre salle, vraies, prises chez vous. Pas des images d'illustration achetées en ligne. Le client veut savoir s'il sera bien assis, si c'est bruyant, s'il peut y emmener ses parents.

Quelques mots sur ce que vous cuisinez et pourquoi. Trois phrases suffisent : d'où viennent les produits, ce que vous faites vous-même, ce à quoi vous tenez.

Votre visage, ou celui de l'équipe. C'est ce qui distingue un restaurant d'une chaîne, et c'est ce que les gens retiennent.

Et si vous avez de bons avis, laissez-les parler. Deux ou trois suffisent, choisis pour ce qu'ils racontent et pas pour leur note.

4. Le passage à l'acte

Votre visiteur est convaincu. Il faut maintenant qu'il puisse agir en un geste, sans réfléchir.

Le téléphone cliquable, encore, parce que c'est toujours le premier réflexe dans la restauration. Placez-le en haut de page, et répétez-le en bas.

La réservation, si vous la prenez en ligne. Elle doit tenir en trois champs : la date, le nombre de personnes, le service. Chaque champ supplémentaire fait abandonner du monde.

L'itinéraire, qui ouvre directement l'application de navigation. Beaucoup de vos visiteurs vous cherchent depuis la rue, à quelques minutes de chez vous.

Et rien d'autre. Pas de formulaire de contact générique en plus, pas de demande de devis, pas d'inscription à une lettre d'information. Un restaurant, ça se réserve ou ça s'appelle.

5. Ce qui ne sert à rien

C'est la partie que personne n'écrit, et c'est pourtant celle qui fait gagner le plus de temps. Certaines choses sont là par habitude, et ne servent qu'à ralentir votre site.

Le diaporama d'accueil, d'abord. Ces grandes images qui défilent toutes seules retardent l'affichage, poussent les informations utiles vers le bas, et personne n'attend jamais la deuxième image.

La musique qui se lance toute seule, ensuite. Votre visiteur est souvent au travail ou dans les transports. C'est le meilleur moyen de lui faire fermer l'onglet.

Et puis le menu en fichier joint, qu'il faut télécharger, agrandir et faire pivoter. Ainsi que la page actualités dont la dernière publication remonte à deux ans, qui donne surtout l'impression que vous avez fermé.

6. Ce qu'on oublie toujours

Voilà les questions qu'on vous pose au téléphone toute la journée. Chacune d'elles, écrite sur votre site, c'est un appel de moins et un client de plus.

Le stationnement. Où se garer, si c'est payant, s'il y a un parking à proximité. Dans les villages et les centres anciens, c'est parfois ce qui décide du choix.

L'accessibilité. Marches à l'entrée, toilettes accessibles, place pour un fauteuil en salle. C'est une information rare sur les sites de restaurants, et précieuse pour ceux qui la cherchent.

Les allergènes et les régimes. Une simple mention indiquant que vous adaptez sur demande, ou qu'il y a toujours une option sans gluten, évite beaucoup d'hésitations et pas mal d'appels.

Et le reste : si vous acceptez les chiens, si vous prenez les groupes et à partir de combien, si la terrasse est chauffée, si vous avez des chaises hautes. Ces détails ne paient pas de mine, mais ce sont eux qui font choisir entre deux adresses équivalentes.

7. La version téléphone, la seule qui compte

La majorité de vos visiteurs vous regardent sur un téléphone, souvent debout, souvent avec une mauvaise connexion. C'est cette version-là qu'il faut juger, pas celle de votre ordinateur.

Faites le test vous-même. Sortez, coupez le wifi, tapez le nom de votre restaurant, et chronométrez. Si la page met plus de trois secondes à s'ouvrir, vous perdez des clients avant même qu'ils vous aient vu.

Puis vérifiez dans l'ordre : les horaires visibles sans faire défiler, le numéro cliquable, la carte lisible sans zoomer, l'itinéraire qui s'ouvre en un geste. Si ces quatre points passent, votre site fait son travail.

Le reste, photos, textes, avis, sert à convaincre celui qui hésite. Mais si les quatre informations de base ne sont pas trouvables en dix secondes, le plus beau des sites ne rattrapera rien.

Je réponds à vos questions...

Faut-il vraiment afficher les prix de la carte en ligne ?

Oui. Un restaurant qui n'affiche pas ses prix est perçu comme cher, et le visiteur imagine toujours pire que la réalité. Afficher les prix filtre aussi les clients qui auraient été déçus en arrivant.

Combien de pages faut-il pour le site d'un restaurant ?

Une seule suffit souvent, à condition qu'elle contienne tout. On passe à quatre ou cinq pages quand la carte est longue, qu'il y a des salles privatisées, des événements, ou une version en anglais.

Est-ce que je peux mettre ma carte en photo ?

C'est le cas le plus fréquent, et c'est celui qui coûte le plus de clients. Une photo ne se lit pas sur un téléphone sans zoomer, et Google n'en comprend pas le contenu. Une carte en texte règle les deux problèmes d'un coup.

Faut-il un blog sur le site d'un restaurant ?

Rarement. Un blog demande d'écrire régulièrement, et une page d'actualités laissée à l'abandon fait plus de mal que pas de page du tout. Mieux vaut un site complet et à jour.

Mon site date de plusieurs années, faut-il tout refaire ?

Pas forcément. Reprenez la liste de cet article et cochez ce qui manque sur le vôtre. Si les informations de base sont là et que le site s'ouvre vite sur un téléphone, quelques ajouts suffisent.

Ce qui me frappe en regardant les sites de restaurants, c'est qu'on y trouve tout sauf ce qu'on cherche. De grandes images, des mots comme authentique et convivial, et l'adresse cachée en tout petit dans le pied de page.

Un site de restaurant n'est pas une vitrine à admirer, c'est un outil qu'on utilise debout dans la rue, à sept heures du soir, avec une main occupée. La question à se poser n'est donc jamais de savoir si c'est joli, mais si quelqu'un qui a faim trouve ce qu'il cherche en dix secondes. Tout le reste vient après.

Vous voulez savoir ce qui manque sur le vôtre ?

Envoyez-moi l'adresse de votre site, je le regarde et je vous dis ce qui manque. C'est gratuit et sans engagement, et si tout est en ordre, je vous le dirai aussi.

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À propos de l'auteur

Camille Boinaud, webmaster et expert WordPress

Ingénieur logiciel de formation, artisan du web de métier. Depuis plus de trois ans, j’accompagne des indépendants et des petites entreprises dans la création, l’optimisation et la protection de leur site WordPress. Basé à Grasse (06), j’interviens à distance sur toute la France.

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