Google Search Console : les cinq écrans à regarder chaque mois

Search Console est gratuite. Voici les cinq écrans à ouvrir une fois par mois pour savoir ce qui amène des visiteurs sur votre site, en dix minutes.

Camille Boinaud, webmaster WordPress Camille Boinaud · webmaster WordPress Mise à jour le 8 octobre 2026
8–12 minutes
de lecture

Vous avez un site, vous savez qu'il existe, et vous n'avez aucune idée de ce que Google en fait. Est-il indexé ? Sur quelles recherches apparaît-il ? Est-ce que quelqu'un clique ?

Google répond à toutes ces questions, gratuitement, dans un outil qui s'appelle la Search Console. Peu de gens l'ouvrent, parce qu'il est plein de rapports et qu'on ne sait pas par où commencer.

Cinq écrans suffisent. Dix minutes, une fois par mois, et vous savez si votre site progresse, s'il a un problème, et sur quoi travailler ensuite.

Ce qu'il faut retenir en 30 secondes

La Search Console est l'outil gratuit de Google qui montre comment votre site apparaît dans les résultats de recherche. Ouvrez-la une fois par mois et regardez cinq écrans : les performances (clics, impressions, position), l'indexation des pages, l'inspection d'URL, l'expérience sur la page, et la sécurité avec les actions manuelles. Notez trois chiffres chaque mois : les clics, les impressions et la position moyenne. Ce sont eux qui vous disent si vos efforts servent.

1. Ce que la Search Console vous dit et que rien d'autre ne dit

Un outil de statistiques compte les visiteurs arrivés sur votre site. La Search Console regarde en amont : ce qui s'est passé sur Google avant qu'ils cliquent.

Elle indique combien de fois votre site est apparu dans les résultats, combien de personnes ont cliqué, à quelle position moyenne, et pour quelles recherches. C'est la seule source directe de ces informations, puisque c'est Google lui-même qui vous les donne.

Elle vous prévient aussi quand quelque chose ne va pas : pages qui ne sont pas indexées, site lent sur téléphone, problème de sécurité. Sans elle, on l'apprend souvent par un client, ou par une baisse de fréquentation qu'on ne sait pas expliquer.

Elle ne coûte rien. Inutile de payer pour lire des chiffres que Google vous donne.

2. L'installer en cinq minutes

Allez sur la page de la Search Console avec le compte Google de votre choix et ajoutez votre site comme propriété. Choisissez de préférence l'option « Préfixe d'URL », avec l'adresse complète de votre site, https comprise : la vérification y est plus simple.

Google demande ensuite de prouver que le site est bien à vous. Sur WordPress, le plus simple consiste à coller un code de vérification dans l'extension de référencement, qui le place dans l'en-tête du site. Si vous ne savez pas faire, c'est une demi-heure de travail pour la personne qui gère votre site.

Ajoutez enfin votre plan du site, l'adresse qui liste toutes vos pages. Votre extension de référencement indique laquelle c'est, et il suffit de la coller dans la rubrique « Sitemaps ».

Ne repoussez pas cette étape. Le jour où un problème apparaît, vous préférez que l'outil soit déjà en place.

3. Premier écran : les performances

C'est l'écran qui compte le plus, celui qui s'appelle « Résultats de la recherche » dans le menu. Vous y voyez quatre chiffres : les clics, les impressions (le nombre de fois où votre site est apparu), le taux de clic et la position moyenne.

Sous le graphique, l'onglet « Requêtes » liste les recherches pour lesquelles votre site est apparu, et l'onglet « Pages » indique celles qui reviennent le plus. C'est le moment de vérifier que ces recherches correspondent à ce que vous vendez. Un artisan qui n'apparaît que sur son propre nom a un site qu'on trouve, mais que personne ne cherche sans le connaître.

Comparez toujours deux périodes : les trois derniers mois avec les trois mois précédents, ou avec la même période de l'année d'avant. L'outil garde seize mois de données, de quoi voir les saisons.

Une précision sur la position : c'est une moyenne calculée sur toutes les fois où votre site est apparu, pas un classement exact. Une position moyenne de 12 place plutôt votre site en haut de la deuxième page. Ce qui compte, c'est la tendance d'un mois sur l'autre.

Notez chaque mois ces trois chiffres dans un carnet : clics, impressions, position moyenne. Trois lignes, et vous avez votre propre tableau de bord.

4. Deuxième écran : l'indexation des pages

Une page n'apparaît sur Google que si Google l'a d'abord enregistrée, c'est ce qu'on appelle l'indexation. Le rapport « Pages », dans la rubrique Indexation, compare le nombre de pages indexées et le nombre de pages qui ne le sont pas.

Ne vous affolez pas devant un chiffre de pages non indexées. Une partie est normale : pages de remerciement, pages en doublon, anciennes adresses redirigées. Ce qui compte, c'est que vos pages importantes soient du bon côté : l'accueil, vos services, vos articles.

Cliquez sur chaque motif pour voir les adresses concernées. Regardez surtout « Explorée, actuellement non indexée » et « Détectée, actuellement non indexée ». Dans les deux cas, Google connaît la page mais ne l'a pas retenue pour l'instant. Souvent, elle manque de contenu, ou aucun lien du site n'y mène.

Si l'une de vos pages importantes y figure, enrichissez-la et faites un lien vers elle depuis d'autres pages du site. C'est souvent plus efficace que de redemander l'indexation dix fois.

Si c'est tout le site qui a disparu, cet article sur un site disparu de Google détaille les vérifications à faire.

5. Troisième écran : l'inspection d'URL

Ce n'est pas un rapport mais une barre de recherche, tout en haut de la Search Console. Vous y collez l'adresse d'une page de votre site, et Google vous dit ce qu'il en sait : si elle est indexée, quand il l'a visitée pour la dernière fois, et si quelque chose l'empêche d'apparaître.

Vous l'utilisez quand vous venez de publier une page ou de la modifier en profondeur. Si la page n'est pas encore indexée, le bouton « Demander une indexation » prévient Google. Cela ne garantit rien, mais cela accélère souvent la visite.

Vous l'utilisez aussi pour comprendre. Une page qui devrait apparaître et qui n'apparaît pas ? Collez son adresse : l'outil dit si elle est bloquée, redirigée, ou jugée en doublon d'une autre page.

Un bon réflexe après chaque nouvel article : inspecter l'adresse, demander l'indexation, et revenir une semaine plus tard voir si la page est passée dans le rapport des pages indexées.

6. Quatrième écran : l'expérience sur la page

Dans la rubrique Expérience, le rapport « Signaux Web essentiels » mesure trois choses sur de vrais visiteurs : le temps d'affichage du plus gros élément de la page, la réactivité quand on touche l'écran, et la stabilité de la mise en page pendant le chargement.

Google recommande un affichage principal en moins de 2,5 secondes, une réactivité sous 200 millisecondes, et un score de décalage de mise en page inférieur à 0,1. Le rapport classe vos pages en trois états : bon, à améliorer, médiocre. Regardez d'abord le mobile, là où sont le plus souvent vos clients.

Sur un petit site, l'écran affiche parfois « Aucune donnée disponible ». Ce n'est pas une erreur. Le rapport s'appuie sur des mesures de vrais visiteurs, et il en faut assez pour qu'il s'affiche. Dans ce cas, testez vos pages avec PageSpeed Insights, qui donne les mêmes indicateurs à la demande.

Si des pages sont signalées comme médiocres, les causes les plus courantes sont des images trop lourdes, trop de scripts ou un hébergement lent. L'article sur le poids des images traite le cas le plus fréquent.

7. Cinquième écran : la sécurité et les actions manuelles

Dans le menu « Sécurité et actions manuelles », deux rapports doivent afficher qu'aucun problème n'a été détecté. Le premier concerne la sécurité : piratage, logiciels malveillants, pages piégées. Le second, les actions manuelles : une sanction décidée par une personne chez Google.

Quand tout va bien, ces écrans sont vides et vous avez fini en dix secondes. Quand ils ne le sont pas, il faut agir vite : un site signalé comme dangereux peut afficher un avertissement devant vos visiteurs, et une action manuelle peut retirer tout ou partie du site des résultats.

Google vous envoie aussi un courriel à l'adresse du propriétaire de la propriété. Vérifiez que c'est une adresse que vous lisez, sinon l'alerte tombe dans le vide.

Si vous y trouvez un problème de sécurité, appliquez la démarche décrite dans l'article sur un site piraté.

Je réponds à vos questions...

Quelle est la différence entre la Search Console et Google Analytics ?

La Search Console montre ce qui se passe sur Google avant le clic : apparitions, clics, recherches, indexation. Un outil de statistiques comme Google Analytics montre ce qui se passe sur votre site après l'arrivée du visiteur : pages vues, durée, provenance. Les deux se complètent, et la première est la plus utile pour comprendre son référencement.

Combien de temps Google garde-t-il l'historique ?

Seize mois pour les données de performances. C'est assez pour comparer une année sur l'autre, à condition de noter vos chiffres avant que les plus anciens disparaissent.

Ma page est « Explorée, actuellement non indexée » : dois-je m'inquiéter ?

Pas forcément. Google a visité la page mais ne l'a pas retenue pour l'instant. Si c'est une page secondaire, laissez faire. Si c'est une page importante, enrichissez son contenu et faites-y pointer des liens depuis vos autres pages, puis demandez de nouveau l'indexation.

Faut-il payer un outil pour suivre son référencement ?

Pas au départ. La Search Console est gratuite et donne les chiffres de référence. Un outil payant devient utile pour surveiller des concurrents ou suivre des dizaines de mots-clés, ce qui n'est pas le cas d'un petit site.

À quelle fréquence faut-il regarder ?

Une fois par mois suffit pour un petit site : dix minutes, les cinq écrans, trois chiffres notés. Ajoutez une visite après chaque nouvel article ou chaque modification importante, pour vérifier l'indexation.

La Search Console ne demande aucune compétence technique. Elle demande un rendez-vous avec vous-même, une fois par mois, et un carnet pour noter trois chiffres.

Au bout de quelques mois, vous savez sans deviner quelles pages amènent des visiteurs, lesquelles Google ignore, et lesquelles méritent d'être retravaillées. Si vos chiffres restent plats malgré tout, cet article sur un site qui n'amène aucun client donne les pistes suivantes.

Vous voulez qu'on regarde vos chiffres ensemble ?

Envoyez-moi une capture de l'écran des performances de votre Search Console, ou l'adresse de votre site. Je vous dis en quelques lignes ce qui fonctionne, ce qui manque et par quoi commencer. C'est gratuit et sans engagement.

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À propos de l'auteur

Camille Boinaud, webmaster et expert WordPress

Ingénieur logiciel de formation, artisan du web de métier. Depuis plus de trois ans, j’accompagne des indépendants et des petites entreprises dans la création, l’optimisation et la protection de leur site WordPress. Basé à Grasse (06), j’interviens à distance sur toute la France.

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